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>>Culot urinaire.

2 août 2014
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Niveau de mise à jour : 4

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Introduction

Le culot urinaire se réalise sur l’urine fraîche, venant d’être émise.

Il ne doit pas être utilisé pour le diagnostic d’une infection urinaire (cystite ou pyélonéphrite) (voir Diagnostic d’une infection urinaire).

- Pour le un prélèvement de premier jet d’urine, donc effectué pour réaliser un prélèvement urétral, la réalisation d’un culot urinaire est indispensable.
- Pour un prélèvement à mi-jet effectué pour le diagnostic d’une infection urinaire, il n’est pas indispensable et même déconseillé car la concentration qu’on en obtient est très variable en fonction de la concentration des urines en mucus (créant donc un culot de taille variable). les dénombrements microscopiques seront donc mauvais.
D’autre part l’urine non concentré par centrifugation contient un nombre de bactéries et de leucocytes très suffisant pour affirmer le diagnostic quitte, exceptionnellement, à examiner 20 à 50 champs. (voir Diagnostic d’une infection urinaire).

Procéder tout d’abord à un prélèvement d’urines

- premier jet,
- ou mi jet,
selon la pathologie à inventorier (cf. aussi prélèvement d’urètre).

Mode opératoire

- Prélever 10 (ou 5) ml de l’urine au préalable agitée pour remettre en suspension les éléments,
- les transvaser dans un tube propre pour centrifugeuse, en verre ou en plastique, de préférence conique,
- centrifuger le tube pendant 5 minutes à vitesse modérée (3 000 tours pour une centrifugeuse de paillasse banale),
- vider le tube de son urine et faisant attention de ne pas verser le culot (si le culot semble ne pas tenir, soit redonner un coup de centrifugeuse, soit, plus rapide, aspirez à la pipette Pasteur flambée le liquide au dessus du culot),
- agiter le culot avec la pointe de la pipette Pasteur flambée,
- récupérer une goutte du culot avec la pipette pasteur et la déposer sur une lame,
- recouvrir par une lamelle,
- monter sur le microscope,
- examiner au x 40 (si le contraste est médiocre, fermez progressivement le diaphragme intégré au condenseur. S’il n’y a pas de diaphragme, vous pouvez essayer de descendre un peu le condenseur ou de baisser l’intensité lumineuse).

On recherche

- des éléments cellulaires : leucocytes, hématies, cellules épithéliales, cellules rénales, autres cellules
- la flore microbienne, bacilles ou coccis
- des éléments mycéliens ou des levures
- des parasites (œufs de schistosomes, Trichomonas vaginalis)
- des cristaux, des cylindres, des débris.

Chaque élément identifié est "coté" en : 0 (absence de), + (rares), ++ (présence de), +++ (beaucoup de), ++++ (multitude de)

On peut ensuite faire glisser la lamelle, avec un fétu de bois ou paille, dans le pot à Javel pour procéder, après fixation et séchage (chaleur douce ou alcool à 70° quelques minutes) à :
- une coloration de Gram pour différencier les bactéries s’il y en a,
- ou une coloration cellulaire (éventuellement faire une seconde lame séchée et fixée) type Giemsa,
- ou une coloration parasitaire.

Eléments rencontrés dans le culot urinaire

- CRISTAUX :
Ils n’ont pas grand intérêt sauf comme éléments de la recherche d’une étiologie de lithiase.

  • Acide urique
  • Urates
  • Oxalate de calcium
  • Cystine
  • Sulfamides
  • Cholesterol
  • Phosphate de calcium
  • Phosphate ammoniaco-magnésien

- CELLULES

  • Hématie intacte (face et profil)
  • Hématie échinulée
  • Hématie fantôme
  • Leucocytes intacts
  • Leucocytes altérés
  • Spermatozoïdes
  • filaments mycéliens et levures

- CYLINDRES

  • Cylindre hyalin : ils n’ont pas de signification. Ce ne sont que des artéfacts, assez rares, dus à la centrifugation des urines,
  • Cylindre granuleux (images de cylindres granuleux ici). Les cylindre granuleux sont des amas associant de façon variable (d’où des aspects différents) hématies, leucocytes, cellule rénales et bactéries. Ils se forment, lors de pyélonéphrites, dans les canalicules rénaux dont ils sont des moulages (d’où leurs tailles variées selon qu’ils proviennent de gros ou petits canalicules). Ces cylindres sont un signe de certitude (malheureusement rare) d’infection rénale (= pyélonéphrite) donc d’une infection particulièrement grave.

- PARASITES

  • Trichomonas vaginalis
  • Schistosoma haematobium

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