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4 novembre 2009
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Mise sous Spip : 04/11/09. Y. Gille.

DIAGNOSTIC D’UNE ANGUILLULOSE

Épidémiologie : L’agent pathogène est un Némathelminthe : Strongyloides stercoralis.

Contamination : Pieds nus dans de l’eau douce stagnante contenant des larves strongyloïdes infestantes. Maladie liée au péril fécal.

Cycle : 

Pénétration transcutanée des larves, généralement au niveau des pieds, passage dans le circuit lymphatique, le poumon puis le tube digestif après régurgitation. Les larves évoluent en adulte dans le grêle. pondent des œufs qui éclosent dans l’intestin, libérant une larve rabditoïde.
Cette larve est soit éliminée dans les selles et évolue en strongyloïde infestante, soit évolue en strongyloïde infestante dans l’intestin, pénètre dans la muqueuse, sort de l’intestin au niveau de l’anus puis passe sous la peau (larva currens) et rejoint le système lymphatique : c’est le cycle interne de l’anguillulose qui peut, surtout en cas immunodépression (SIDA), s’emballer pour donner un tableau d’anguillulose maligne conduisant à la mort.

Clinique :

- Invasion : Latence clinique totale, urticaire, asthénie, sensation de faiblesse, Anorexie, fièvre, syndrome de Loeffler.
- État : évolution sur un mode chronique progressif : douleur abdominale, vomissements, ictère, diarrhée, constipation, duodénite.
- Évolution : favorable globalement avec ou sans traitement, sauf chez l’immunodéprimé (emballement du cycle endogène). Malabsorption par lésions pariétales du grêle proximal en cas d’invasion massive.

Zone d’endémie :

- Constamment : Amérique centrale, Amérique du sud, Afrique centrale, Afrique occidentale, Afrique orientale, Afrique du Nord, Vallée du Nil, Zimbabwe, Botswana Nord, Madagascar, Asie du sud-est.
- Plus rarement : Espagne ; Portugal ; Italie, sud Balkans, Iran.

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Prélèvement :

Pratiquer un prélèvement de selles.
Observation sans traitement et après concentration selon la technique de Bayermann ou encore par coproculture. On observe des larves rabditoïdes.

Examens complémentaires :
Éosinophilie ( 500/mm3)

Pathologies habituellement associées :
Polyparasitoses intestinales.
Ankylostomiase, necatorose, bilharzioses.

Traitement habituel / contrôles d’efficacité :
Tiabendazole : 25mg/j pendant 2 jours ou Albendazole : 2 cp / j pendant 3 jours.
Les autre anthelmintiques sont peu actifs.
Traitement à refaire un mois après la première cure. Un contrôle parasitaire des selles sera effectué un mois après la deuxième cure.


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