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4 novembre 2009
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Mise sous Spip : 04/11/09. Y. Gille.

DIAGNOSTIC D’UNE CANDIDOSE

Les candidoses sont les affections fongiques les plus fréquentes. Candida albicans est responsable de la plupart des cas.

Facteurs favorisants :

- Locaux : humidité, macération
- Généraux : âges extrêmes, antibiotiques, contraceptifs, psychotropes
- Liés à une pathologie : diabète, SIDA, neutropénies...

Clinique :

- Candidose cutanéo-muqueuse : érythème et enduit blanchâtre, buccal, vaginal, cutané ou autre
- Candidose profonde : Fréquemment associé au SIDA, symptomatologie peu évocatrice, fièvre modérée résistante aux antibiotiques et aux antiparasitaires. 
 
Prélèvement : variable suivant la localisation :

Bouche, anus, vagin, lésions cutanées humides : prélèvement sur écouvillon stérile humidifié. On prélève les enduits blanchâtres s’il y en a. A défaut, on grattera énergiquement une zone érythémateuse.
- Lésions cutanées sèches : prélèvement à la curette ou au vaccinostyle
- lésions unguéales : grattage de l’ongle ou pression sur le bourrelet péri-unguéal pour recueillir le pus.
- Expectorations : après un lavage de bouche au bicarbonate, on recueille les expectorations (ou mieux les expectorations induites)
- Selles, urines, LCR : prélèvement standard

Examen direct :

Procéder à une recherche d’éléments mycéliens

En cas d’examen direct positif, il faut différencier le genre albicans des autres genres par un test de blastèse ou filamentation en sérum : on place une goutte du liquide, une partie de l’enduit ou quelques colonies issues de la culture dans 1 à 3 ml de sérum (humain ou animal) que l’on place à 37° : 95 % des levures du genre albicans développent des tubes germinatifs caractéristiques en 2-3 heures.

Pathologies habituellement associées :

- Sans immunodépression : variable suivant les localisations
- Avec une immunodépression associée : pneumocystose, cryptococcose, toxoplasmose, cryptosporidiose et autres coccidioses, aspergillose, tuberculose ... se reporter aux pages consacrées au VIH et à la tuberculose.

Traitement habituel : médicaments disponibles en génériques

- Mycose cutanéo-muqueuse : antimycosiques par voie locale (nystatine, fluconazole)
- Mycose profonde : amphotéricine B IV à dose progressive :
On lui associe des antihistaminiques et éventuellement des corticoïdes pour diminuer ses effets secondaires


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