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>>Laboratoire de 1° niveau : plan et organisation.

23 août 2016
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Niveau de mise à jour : 5

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Le plan schématique ci-dessous n’est évidemment qu’une suggestion pour qui peut construire un laboratoire neuf de niveau 1, prévu pour un(e) technicien(ne) et son aide technique [1]. On peut cependant s’en inspirer pour aménager une pièce disponible ou améliorer/réhabiliter un laboratoire existant.

Nombre des propositions faites ici sont évidement valables pour un laboratoire plus important.

Sa taille est un minimum pour travailler, à deux personnes, dans des conditions acceptables mais 15 m2 sont bien préférables.

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Plan de laboratoire.

Ce plan est composé de deux parties :
- à droite (en traits pleins) le laboratoire proprement dit, de 9 m2,
- à gauche (en traits discontinus), une zone secrétariat - prélèvements, d’environ 3,6 m2, non indispensable mais très souhaitable.

La pièce laboratoire devra avoir une [évacuation d’air chaud-art430] située au dessus du réfrigérateur (point chaud).

Fenêtre

Située devant la paillasse pour bien l’éclairer, vitrée (vitres réfléchissantes pour diminuer la chaleur), s’ouvrant en un ou deux vantaux, elle sera munie de persiennes métalliques orientables (protection contre les effractions et réglage de la luminosité) ou, à la rigueur, de barreaux.

Une moustiquaire amovible (sur charnières) sera très utile.

Portes

Elles seront munies de serrures (clefs confiées au technicien, à son aide et au chef de centre).
Une porte de laboratoire doit être toujours fermée et personne d’autre que les biologistes ne doit entrer dans le labo pendant les heures de travail (sécurité, évite les bavardages sources d’erreurs et pertes de temps... ou pire) Elle sera donc :
- vitrée, en petites vitres pour résister aux effractions, à sa partie supérieure pour permettre de voir sans avoir à l’ouvrir,
- munie d’un guichet avec porte à ressort et tablette pour pouvoir passer et déposer les prélèvements.

Plafond et toit

Il faudra un faux plafond.
Un toit en paille nécessite un entretient régulier mais est moins chaud qu’un toit en tôle.
L’ensemble sera percé pour évacuer la chaleur.

Sol et murs

Un sol surélevé par rapport à l’extérieur diminuera le passage des poussières et du sable et évitera une accumulation de butane (plus lourd que l’air) en cas de fuite.

Le béton lisse peint avec une peinture brillante pour sol de garage est plus hygiénique qu’un carrelage (à cause de ses joints poreux), pourvu qu’il soit périodiquement repeint. Son coût est modeste.

Si le ciment et sa peinture peuvent remonter en arrondi sur les murs (sur 5 cm) l’hygiène sera encore améliorée.

Les murs seront peints et lavables (voire carrelés jusqu’à 1,8 m).

Électricité

Pour le laboratoire, éclairage par tubes fluorescents de 120 cm, si possible doubles, situés au dessus de la paillasse (et de la fenêtre).
Pour le secrétariat, éclairage par tubes fluorescents de 120 cm, simple, au centre de la pièce.

Les prises électriques ont été prévues assez nombreuses pour éviter l’usage des multiprises toujours dangereux. Dans le même esprit toutes les prises, si possible encastrées, seront doubles.
Le surcoût de ces multiples prises est modeste si elles sont prévues d’emblée avec un réseau (pieuvre) disposée dans le faux plafond.
Elles seront situées environ 1 m au dessus des paillasses pour dégager le plan de travail et faciliter son nettoyage.

Paillasses

Faite en parpaings au moins pour les piètements [2], recouverte de grès cérame (carreaux pour sol, beaucoup moins fragiles que la céramique) si possible de 20 x 20 cm. Un carreau noir (meilleur contraste pour certains examens) sera inséré au milieu de chaque section d’un mètre. Les joints entre carreaux seront réalisés en silicone (utilisé pour étanchéifier les joints des sanitaires) pour éviter la porosité aux microorganismes des joints ordinaires.
Elle doit faire au moins 70 à 80 cm de profondeur (choisir selon taille des carreaux !) et au moins 2 m de large (2 postes de travail). Une hauteur de 80 à 85 cm est suffisante car permettant de travailler assis (meilleur confort donc meilleur productivité, meilleur sécurité).

Une petite paillasse consacrée à la microscopie est très pratique et protège le précieux et fragile microscope.

Des étagères fixées au dessus de la paillasse, là ou n’est pas la fenêtre, permettront de déposer ce qu’on souhaite avoir à portée de main.

Armoire

Très utile pour ranger du matériel fragile et précieux (microscope) et les réactifs en particulier sensibles à la lumière.
Elle fermera à clef.

Si l’atmosphère est très humide, on peut assécher l’air dans l’armoire en y suspendant un petit sac en tissu (de la taille d’un gant de toilette) rempli de potasse que l’on changera régulièrement une fois par semaine ou que l’on régénèrera en la chauffant doucement dans un feuille de papier aluminium agitée sur le bec Bunsen ou en l’exposant à un fort soleil.

Réfrigérateur

De préférence comportant un congélateur. Il sera maintenu à quelque centimètres des cloisons pour assurer une bonne aération de son refroidisseur arrière.

Gaz pour becs Bunsen

La bonbonne de butane sera située sous la paillasse.
Dans toute la mesure du possible la bombonne sera raccordée par son détendeur et un tube souple à une tuyauterie en cuivre allant de la bombonne aux robinets situés au dessus des paillasses.

Évier

A un seul bac. On préfèrera un évier en inox.
On préfèrera aussi un robinet à col de cygne orientable et le plus haut disponible.

En l’absence d’eau courante on fixera une solide étagère au-dessus de l’évier pour y placer un jerrican d’eau filtrée [3] muni d’un robinet.

En étant économe 5 à 10 l par jours peuvent suffire pour 1 ou 2 techniciens.

Sièges

Pour les techniciens on prévoira des tabourets réglables en hauteur (à piston ou à vis (idem tabourets à piano) voire réglables par tige et cheville si construction locale). Des dossiers sont souhaitables au moins sur deux d’entre eux.


notes

[1Les "aides techniques" ne sont pas habituellement prévus dans les pays défavorisés, bien que pouvant être très utiles, en particulier en cas d’indisponibilité brève du technicien responsable

[2Les piètements métalliques, outre leur prix, sont rapidement attaqués par l’eau de Javel servant au rinçage des sols.

[3pour filtrer l’eau on place un seau rempli d’eau à filtrer à 1 mètre de hauteur, on y plonge un filtre (ou une bougie filtrante : se trouve dans les magasins de randonneurs) embouché à un tuyau et on recueille l’eau par siphonnage dans un jerrican situé en-dessous.

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