BIOLTROP

Vous êtes ici : Accueil » Les prélèvements

>>Prélèvement de liquide céphalo-rachidien (ponction lombaire) (LCR)

18 mai 2014
Auteur(s) : 

Niveau de mise à jour : 4

Nous poser une question


GIF

Le prélèvement de liquide céphalo-rachidien permet le diagnostic :
- d’une méningite,
- de la forme méningo-encéphalitique de la maladie du sommeil (Trypanosoma brucei).

Le liquide céphalo-rachidien est obtenu par une ponction. C’est très généralement une ponction lombaire (PL) mais ce peut, rarement, être une ponction sous occipitale (voire une ponction ventriculaire mais c’est un acte chirurgical nécessitant une trépanation). La ponction lombaire, et encore plus la sous occipitale, sont des actes médicaux délicat réservé au médecin ou à l’infirmier qualifié.

Matériel :
- trocart à ponction lombaire, de préférence à usage unique (ou stérilisé soigneusement) coton, désinfectant, - 2 tubes stériles pour le recueil du LCR. Les tubes de 5 ml suffisent. Les tubes coniques sont préférables.

Mode opératoire :
- asepsie de la zone de ponction. Elle doit être particulièrement soigneuse. Se référer à Prélèvement de sang veineux.
- immédiatement avant la ponction un prélèvement de sang pour glycémie sera effectué (ou on fera effectuer un dosage de glycémie sur sang capillaire par le technicien),
- les 4-5 premières gouttes du LCR (dans lesquelles il peut y avoir un peu de sang ou quelques cellules cartilagineuses) sont recueillies dans le premier tube, le reste (une vingtaine de gouttes) dans le deuxième : c’est lui qui sera utilisé pour l’analyse.
- les 2 tubes et le sang seront immédiatement envoyés au laboratoire.

Prescription :
Le clinicien devra spécifier s’il souhaite une recherche :
- de bacille tuberculeux,
- de Cryptococcus neoformans,
- de Trypanosoma,
- de leptospire.
En l’absence de précision on considérera qu’il s’agit d’une suspicion de méningite soit virale soit à germes banals (c’est-à-dire non tuberculeux).

Réalisation :
L’examen biologique d’une ponction lombaire est un geste D’URGENCE, Il devra être effectué aussitôt après le prélèvement. Le thérapeute (infirmier ou médecin) sera informé au fur et à mesure de l’obtention des résultats.

Etant une urgence on suivra un ordre particulier pour les techniques afin de répondre les éléments les plus importantes le plus vite possible.

On pratiquera donc dans l’ordre :
-  noter l’aspect macroscopique du liquide (clair, trouble, citrin, hémorragique),
- mettre une goutte de liquide non centrifugé et homogénéisé dans une cellule de dénombrement (Nageotte, Thomas...). On mettra cette cellule en chambre humide et au frais, pour examen ultérieur ;
- centrifuger le liquide (5 mn à 3 000 tours pour une centrifugeuse de paillasse). Sur ce tube centrifugé :

  • noter l’aspect du surnageant et du culot,
  • doser les protéines et le glucose sur le surnageant (récupéré dans un petit tube propre),
  • récupérer le culot et on réalisera deux lames par étalement du culot,
  • colorer une lame au Gram et noter :
    • la présence de polynucléaires,
    • la présence de lymphocytes,
    • la présence de bactéries.
      Noter ces éléments en les dénombrant grossièrement en : très rares, rares, nombreux, très nombreux.

- réaliser le dosage de glycémie s’il n’a pas été fait sur sang capillaire,
- transmettre oralement et immédiatement ces premiers résultats (glycémie, glycorachie, protéinorachie, éléments cellulaires et bactériens) au clinicien,
- colorer au MGG la seconde lame pour déterminer la formule leucocytaire,
- effectuer le dénombrement dans la cellule de Nageotte ou Thomas,
- transcrire l’ensemble des résultats,
- faire parvenir immédiatement ces résultats écrits au clinicien.

ATTENTION : il faut bien prélever une glycémie en même temps que la ponction lombaire car la glycorachie ne peut s’apprécier qu’en fonction de la glycémie. La glycorachie normale pour un patient donné est égale à ½ de sa glycémie... et à aucune autre valeur !


 En Haut |  Bioltrop © BIOLTROP | http://www.bioltrop.fr |  © Site créé par  Auteur site Claude Colonna