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9 janvier 2011
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PRÉLÈVEMENT URÉTRAL

Les prélèvement urétraux sont pratiqués pour différencier les types d’infection urétrales.
Dans la plupart des cas, l’examen clinique suffit cependant à les différencier.

Le prélèvement urétral est surtout pratiqué chez l’homme mais il doit être pratiqué chez la femme lorsqu’elle présente des signes de dysurie et pollakiurie non expliqués par une cystite.

Matériel :

Lames, lamelle, gants ou double doigtiers (si disponibles. Si non, bien protéger d’éventuelles lésions des mains et se les laver soigneusement après le prélèvement).
Pour écouvillonage endo-urétral : écouvillon (de petite taille si possible) ou, mieux Bactopic(R).

Prélèvement :

Le ou la patient(e) ne doit pas - si possible - avoir uriné pendant les 4 heures précédant le prélèvement. Boire de la bière la veille favoriserait la recherche de gonocoques.

Deux cas peuvent se présenter :
- Présence d’un écoulement purulent (surtout chez l’homme) : recueil de cet écoulement sur l’écouvillon ou plus simplement dépôt direct d’une partie de goutte sur chaque lame. Poser immédiatement la lamelle sur l’une d’elle pour éviter l’évaporation. Eventuellement un massage de l’urètre peut activer l’écoulement :

  • chez l’homme, placer le pouce sur la face inférieure de la verge et tout en maintenant une pression modérée, remonter sur 5 cm d’un mouvement lent (2 à 3 secondes). Répéter 3 à 5 fois le massage jusqu’à ce que du pus apparaisse au méat. Pressez le gland pour faire sortir le liquide.
  • chez la femme procéder de façon comparable mais en massant l’urètre contre la symphyse pubienne avec un doigt vaginal.

- Pas ou peu d’écoulement : enfoncer l’écouvillon humidifié de 0.5 à 1 centimètre, le tourner une fois sur lui-même si possible, puis retirer délicatement, pour ne pas laisser le bout de coton dans l’urètre. Chez l’homme, maintenez le sexe avec l’autre main.
C’est un prélèvement très douloureux, surtout en présence d’une urétrite, il est donc impératif de le faire avec soin pour ne pas être obligé de recommencer.

- En l’absence d’écoulement on peut aussi prélever le premier jet d’urine si il n’y a pas eu de miction récente :
- le patient commence à uriner directement dans le flacon,
- il retire le flacon de sous le jet quant il est environ au 1/4 rempli (pour un flacon de 40 ml !),
- centrifugez (impératif) ces urines avant examen microscopique,
- on pratique, à partir d’une goutte de culot urinaire dispersé, comme ci-dessous pour l’écouvillon dispersé dans du sérum physiologique.

Ce prélèvement de premier jet a l’avantage :

  • d’être indolore pour les patients,
  • de ne pas nécessité d’écouvillon de petite taille,
  • d’éviter un geste sur la sphère sexuelle, parfois mal accepté.

Il a l’inconvénient :

  • de nécessiter impérativement qu’il n’y ait pas eu de miction depuis au moins 2 h et, mieux, 4 h,
  • de nécessiter une centrifugation,
  • de comporter un peu plus de travail technique.

Examen microscopique

Le prélèvement est déposé sur deux lames :
- pour l’une, dispersez l’écouvillon dans une petite goutte de sérum physiologique, recouvrez immédiatement d’une lamelle et examinez très rapidement : c’est sur cette préparation que vous pourrez voir des Trichomonas, repérables seulement quant ils sont encore mobiles (opérez très rapidement : cette mobilité s’arrête en quelques minutes) ;
- pour l’autre, roulez l’écouvillon sur la lame (ne pas le frotter) pour moins briser les polynucléaires contenant des gonocoques. Si l’écoulement a été directement déposé sur les lames, l’étaler très délicatement avec un fétu de bois (type allumette) ou de grosse paille. Faire sécher à chaleur modérée (50 - 60°) cette lame.
- dès que l’examen entre lame et lamelle est effectué, retirez la lamelle et faites sécher cette lame à chaleur modérée pour la conserver pour coloration et examen si nécessaire.

Sur le seconde lame séchée (non diluée dans le sérum physiologique) effectuez une coloration de Gram et examinez.
Selon les résultats observés sur cette première lame (si, en particulier, ils n’affirment pas une gonococcie), vous pourrez effectuer une coloration au bleu de méthylène ou au May-Grunewald-Giemsa (1) qui respecte beaucoup mieux l’aspect des cellules que le Gram.


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